Comme je l'ai récemment entendu , non "être bipolaire" (je préfère souffrir de troubles de l'humeur) n'est pas nouveau. La maniaco-depression est déjà observé à l'antiquité où on parle de bile noire et de bile blanche. Sans oublier également qu'une personne souffrant de ces troubles ne sera jamais "guérie", on parle de stabilisation mais personnellement je doit chaque jour être plus vigilante.
Dernièrement il m'a fallu trois semaines d'insomnie pour me rendre compte de mon "ascension" en hypomanie et pourtant je connais mon adversaire, je connais ses feintes insidieuses, j'ai déjà baroudé sur les chemins tumultueux de la cyclothymie. Alors pourquoi un tel délai de réaction et de réflexion, parce que je suis ralentie. Je suis lente, un vrai diesel à la concentration, et l'on peut incriminer le traitement.
Les médicaments; contrainte salutaire, habitude si peu engageante mais nécessaire, s'accoutumer des effets secondaires pour accepter et apprécier les évolutions et la stabilité. Seulement aujourd'hui j'ai envie de vous parler de ce que l'on peut mettre en place à coté du traitement pour étayer.
Le yoga, le pranayama et la méditation
Tout d'abord j'aimerai rappeler qu'au plus noir de ma situation la foi en quelque chose de supérieur, en un élan de compassion universel m'a soutenu et m'a beaucoup aidé à voir plus clair.
J'ai découvert la méditation au milieu de l’adolescence et cela m'a permis d'écumer de la confiance, du bien être et de la lucidité. De nos jours il est très recommandé et très "en vue" de pratiquer la méditation, à l'époque je me suis donc munie d'un bon bâton de berger pour avancer.
Les exercices de respiration (pranayama) sont venus à moi plus tard par la pratique de la sophrologie. Désamorcer les angoisses, les paniques, réduire l'impact des tensions corporelles, accueillir les émotions, la respiration profonde et contrôlée ouvre des possibilités inattendues.
La pratique des Asanas ( Yoga) ou tout autre activité corporelles ou physique ( pour moi également le taî chi chuan) permettant et cherchant à équilibrer les énergies sont à privilégier quand soi même on souffre de déséquilibre profond et chronique.
L'ancrage positif
Méthode pour démultiplier les moments de petits bonheurs et désenclencher les schémas de souffrances qui répondent aux situations de grand stress, à pratiquer le plus fréquemment possible;
pour cela, lors d'un moment de pur plaisir,satisfaction, bonheur, associer un mot, une image ou un geste. Si je me retrouve face à une situation déplaisante, anxiogène, et stressante je reproduis le geste afin de me replonger dans un état suggéré de béatitude. Cela demande beaucoup d'exercice mais il est prouvé que ça fonctionne.
Changement de dialogue intérieur
La mauvaise estime de soi et les ruminations nous entravent et nous maintiennent dans un état de victime alors que si je me répète tous les jours que je mérite d'être heureuse car je suis forte et intelligente, j'informe mon esprit et je l'imprime de positivisme. ce n'est pas présomptueux mais essentiel pour se supporter et s'aimer tel que l'on n'est ( naît).
Les atelier thérapeutiques de développement personnel
Certaines structures hospitalière proposent ce genre d'atelier ou de groupe de travail, ainsi j'ai pu pratiquer l'art thérapie, l'estime de soi et l'affirmation de soi ..etc...Le travail en groupe ou accompagné apporte un cadre auquel on se pli volontiers grâce à la motivation. Tout le monde n'en tire pas avantage mais cela permet de se fixer des objectifs spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporaire et ainsi de rester proche de la réalité.
Il n'est pas si compliqué d'avaler un cachet à heures régulières même si c'est en quelque sorte un geste avilissant cependant il est beaucoup plus méritant et enrichissant d'être dans l'action et l'efficacité, la méthodologie et le travail sur soi.
au charbon
lundi 22 mai 2017
mercredi 21 octobre 2015
J' ai osé ...me reproduire
...Me prolonger dans autrui;
Je ne devais pas contribuer à la pérennité de l'espèce. Je n'étais pas capable d'enfanter et tout me désertait.
La maternité serait la condition première de la complétude d'une femme? Et je ne voulais pas procréer et me perpétuer à tout prix.
Tolstoï disait "la maternité n'est pas la plus haute vocation d'une femme" et un individu qui se respecte ne se glorifie ni de son ascendance ni de sa descendance.
Cependant, après avoir perdu mon premier ange cela ne cicatriserait jamais à l’intérieur de moi, cette vie qui s'était arrêtée dans mon pauvre corps alors tant meurtri. Je chutais des cimes, le désespoir me déformait la bouche les sanglots me nouaient la gorge, inconsolable.
Ma fausse couche retardait l'avènement d'une plénitude...
Suite à ces longues années d'attente je ne pouvais m'imaginer en parturiente car paradoxalement au fond de moi j'étais d'un infantilisme inguérissable et donc peut être pas assez mure pour la maternité ...Et jusqu'ici indispensable à personne j'avais contre les miens une suspicion pathogène.
Si je devais avoir un enfant me disais je , ce serait un fils, ma féminité me faisait horreur...
Grossir, gonflé comme un ballon de baudruche voir sa peau se tendre comme du caoutchouc étiré, n'était pas un phénomène intrigant ou attirant pour moi. Franchement je m'étais faite à l'idée que je ne traverserais jamais cet univers de bouffées de chaleur et d'oedem, de nausées et d'envies curieuses. J'avais fait le deuil de mon enfant biologique et ma parentalité ne s’exprimerait qu'à travers l'adoption.
Observer les gens de mon age s'émerveiller devant le contenu des couches de leur progéniture me rendait vraiment dubitative voir sarcastique.
Non décidément ce n'était pas pour moi, pas mon tour pour cette vie. Je me croyais stérile comme un scalpel de chirurgien, sèche comme le désert de Gobi.
Et voilà ce matin de décembre où du fond de mes water closet on entendait crier et pleurer une pauvre trentenaire qui ne savait vraiment pas qu' elle devait être la bonne manière de réagir; mais mes chaudes et lourdes larmes avaient bien le gout du bonheur et mes exclamations la saveur de l'immense joie!
On peut dire cette fois que j'ai réellement pris soin de moi pendant neuf mois, tirer les meilleurs partis de tout car Moi était devenu L'autre.
L'instinct maternel alors? vérité selon laquelle il suffirait de pondre pour se révéler mère aimante et maternante; qui peut prôner ce dogme? Sincèrement j'étais la dernière à croire à ce genre de mythe.
Et puis ce petit amour est sorti de mon ventre il a été arraché de ma chair et là cette chaleur posée sur mon torse tout se révèle, tout devient une évidence, j'ai confiance et il a confiance.
Nous allons nous investir dans ton édification, nous ne voulons pas te transformer en clone de nous mêmes mais t'exercer à modeler ton être jusqu'à ce que tu te singularises.
Au quotidien ce ne sont plus les montagnes russes ta présence m'inspire une constance à toute épreuve. Je veux que tu sois fière de moi.
Peut être aussi que je crains d'être à tes yeux, moitié adolescente moité sorcière mais jamais assez adulte ni assez maitresse de moi pour me désenvaser lorsque je serais sur un terrain boueux. J'aurais à cœur d'être irréprochable et quand je rencontrerais un obstacle je ne m'enfuirais plus mais cravacherais sans débander. Mon caractère se bonifie du moins j'ai le plaisir de le croire, je n'ai plus trop le cafard et mes multiples imperfections se dissolvent.
je ne serais désormais plus une hyperémotive qu'un rien déchire, une tourne-pouces se surmenant par a coups. Bazardé l'attirail du scepticisme.
Percevras tu sous ma gaité factice mes obsessions impulsives qui me poussent à être tantôt trop maternante tantôt trop stricte ? Seras tu indulgent quand, tout à la fois, je tache de ne pas être trop possessive et je suis bien involontairement envahissante?
Je veux profiter de chaque instant si précieux désormais, promet moi de ne pas grandir trop vite.
Je ne devais pas contribuer à la pérennité de l'espèce. Je n'étais pas capable d'enfanter et tout me désertait.
La maternité serait la condition première de la complétude d'une femme? Et je ne voulais pas procréer et me perpétuer à tout prix.
Tolstoï disait "la maternité n'est pas la plus haute vocation d'une femme" et un individu qui se respecte ne se glorifie ni de son ascendance ni de sa descendance.
Cependant, après avoir perdu mon premier ange cela ne cicatriserait jamais à l’intérieur de moi, cette vie qui s'était arrêtée dans mon pauvre corps alors tant meurtri. Je chutais des cimes, le désespoir me déformait la bouche les sanglots me nouaient la gorge, inconsolable.
Ma fausse couche retardait l'avènement d'une plénitude...
Suite à ces longues années d'attente je ne pouvais m'imaginer en parturiente car paradoxalement au fond de moi j'étais d'un infantilisme inguérissable et donc peut être pas assez mure pour la maternité ...Et jusqu'ici indispensable à personne j'avais contre les miens une suspicion pathogène.
Si je devais avoir un enfant me disais je , ce serait un fils, ma féminité me faisait horreur...
Grossir, gonflé comme un ballon de baudruche voir sa peau se tendre comme du caoutchouc étiré, n'était pas un phénomène intrigant ou attirant pour moi. Franchement je m'étais faite à l'idée que je ne traverserais jamais cet univers de bouffées de chaleur et d'oedem, de nausées et d'envies curieuses. J'avais fait le deuil de mon enfant biologique et ma parentalité ne s’exprimerait qu'à travers l'adoption.
Observer les gens de mon age s'émerveiller devant le contenu des couches de leur progéniture me rendait vraiment dubitative voir sarcastique.
Non décidément ce n'était pas pour moi, pas mon tour pour cette vie. Je me croyais stérile comme un scalpel de chirurgien, sèche comme le désert de Gobi.
Et voilà ce matin de décembre où du fond de mes water closet on entendait crier et pleurer une pauvre trentenaire qui ne savait vraiment pas qu' elle devait être la bonne manière de réagir; mais mes chaudes et lourdes larmes avaient bien le gout du bonheur et mes exclamations la saveur de l'immense joie!
On peut dire cette fois que j'ai réellement pris soin de moi pendant neuf mois, tirer les meilleurs partis de tout car Moi était devenu L'autre.
L'instinct maternel alors? vérité selon laquelle il suffirait de pondre pour se révéler mère aimante et maternante; qui peut prôner ce dogme? Sincèrement j'étais la dernière à croire à ce genre de mythe.
Et puis ce petit amour est sorti de mon ventre il a été arraché de ma chair et là cette chaleur posée sur mon torse tout se révèle, tout devient une évidence, j'ai confiance et il a confiance.
Nous allons nous investir dans ton édification, nous ne voulons pas te transformer en clone de nous mêmes mais t'exercer à modeler ton être jusqu'à ce que tu te singularises.
Au quotidien ce ne sont plus les montagnes russes ta présence m'inspire une constance à toute épreuve. Je veux que tu sois fière de moi.
Peut être aussi que je crains d'être à tes yeux, moitié adolescente moité sorcière mais jamais assez adulte ni assez maitresse de moi pour me désenvaser lorsque je serais sur un terrain boueux. J'aurais à cœur d'être irréprochable et quand je rencontrerais un obstacle je ne m'enfuirais plus mais cravacherais sans débander. Mon caractère se bonifie du moins j'ai le plaisir de le croire, je n'ai plus trop le cafard et mes multiples imperfections se dissolvent.
je ne serais désormais plus une hyperémotive qu'un rien déchire, une tourne-pouces se surmenant par a coups. Bazardé l'attirail du scepticisme.
Percevras tu sous ma gaité factice mes obsessions impulsives qui me poussent à être tantôt trop maternante tantôt trop stricte ? Seras tu indulgent quand, tout à la fois, je tache de ne pas être trop possessive et je suis bien involontairement envahissante?
Je veux profiter de chaque instant si précieux désormais, promet moi de ne pas grandir trop vite.
lundi 1 décembre 2014
32 en 2014
Je suis née le 18 décembre 1982 dans une petite cité de la region parisienne. Aah pâle décembre, l'odeur de sapin, de bougies, la cheminée plein de cendres, la nuit interminable, les baisers tendres...avec le bout du nez glacé.
Je suis née cette année où Miterrand au pouvoir , la gauche accuse une croissance en berne. C'est le début de la courbe du chômage, les salaires sont bloqués, c'est la hausse des taux d'intêrets et le deficit budgétaire.
1982 c'est aussi l'apparition du Minitel, la guerre Iran Irak, la création du sigle AIDES suite aux premiers cas de sida. Patrick Dewaere se suicide, Mickael Jackson sort Thriller, première fête de la musique, première emission rap en France et la marque Reebok sort son mythique modèle Freestyle.
Je suis donc née dans une période, et conjoncture économique, peu favorable où la mode n'avait aucun style et les premières désillusion populaires se faisaient sentir.
J'ai donc grandi avec les 3615, l'expansion des jeux vidéos (la guerre Nintendo Séga), la mort de la cassette audio à mon adolescence pour faire place aux compacts discs, les premiers ordinateurs privés, les fuseaux colorés, les pulls sans forme, le fluo...On lisait OK podium et Jeunes et Jolies, on regardait des mangas à 17h et des dessins animés le mardi soir sur la 5, il y avait école le samedi matin. Les walkmans, les puces, les totoches on jouait à l'elastique et les invités des plateaux télé fumaient en direct, une certaine insouciance émanait le temps semblait long et on se moquait de tout.
Evidemment mon ressenti serait totalement différent si j'étais né 10 ans plus tôt, et oui 1972 quelle ambiance?
1972 c'est un éxcédent budgétaire, le plein emploi. Pompidou au pouvoir la croissance affiche 6%. L'affaire Watergate fait trembler les Etats Unis la guerre du Vietnam en plus.
En France on lutte contre l'extension d'un camp militaire au Larzac. La culture Hippie s'étend partout; amour, sexe et fleurs bleues dans les cheveux long.
David Bowie cartonne avec "the rise and the fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars" et Pink Floyd joue "The Dark side of the moon"bref on a la tête dans les étoiles.
C'est la création du premier courrier electronique , ARPANET l'ancêtre d'Internet. Le peuple nourrit rêves, projets et les jeunes partent à l'autre bout du monde en quête de vérité et spiritisme.
Comment aurais-je grandi?
Et 10 ans plus tard alors 1992...
Aah 92, le premier ministre porte des jupes ( pas pour très longtemps mais c'est déjà une avancée) Le chômage accentue sa courbe commencée en 82, mais on voit les premières préoccupations écologique avec le sommet "Planète Terre" et on suspend les essais nucléaires. Eurodisney ouvre ses portes près de la capitale, à la télé plus de 5 mais Arte. On voit rouler les premières Twingo. La Bosnie est en guerre. Nirvana sort Nevermind, Kriss Kross nous décoiffent avec "Jump" et les Boys Band renforcent leur notoriété, et enfin création de l'Internet Society et du Web.
J'aurais évolué en maîtrisant l'informatique, j'aurais joué au Pokémons et surtout je devrais avoir 30 ans en 2022...
Donc 32 en 2014 ça donne quoi?
Dans mon cas une femme aux contours incertain et mal lunée ... Il y a entre ma génération , celles qui suivent et les précédentes , un abîme.
Je suis née cette année où Miterrand au pouvoir , la gauche accuse une croissance en berne. C'est le début de la courbe du chômage, les salaires sont bloqués, c'est la hausse des taux d'intêrets et le deficit budgétaire.
1982 c'est aussi l'apparition du Minitel, la guerre Iran Irak, la création du sigle AIDES suite aux premiers cas de sida. Patrick Dewaere se suicide, Mickael Jackson sort Thriller, première fête de la musique, première emission rap en France et la marque Reebok sort son mythique modèle Freestyle.
Je suis donc née dans une période, et conjoncture économique, peu favorable où la mode n'avait aucun style et les premières désillusion populaires se faisaient sentir.
J'ai donc grandi avec les 3615, l'expansion des jeux vidéos (la guerre Nintendo Séga), la mort de la cassette audio à mon adolescence pour faire place aux compacts discs, les premiers ordinateurs privés, les fuseaux colorés, les pulls sans forme, le fluo...On lisait OK podium et Jeunes et Jolies, on regardait des mangas à 17h et des dessins animés le mardi soir sur la 5, il y avait école le samedi matin. Les walkmans, les puces, les totoches on jouait à l'elastique et les invités des plateaux télé fumaient en direct, une certaine insouciance émanait le temps semblait long et on se moquait de tout.
Evidemment mon ressenti serait totalement différent si j'étais né 10 ans plus tôt, et oui 1972 quelle ambiance?
1972 c'est un éxcédent budgétaire, le plein emploi. Pompidou au pouvoir la croissance affiche 6%. L'affaire Watergate fait trembler les Etats Unis la guerre du Vietnam en plus.
En France on lutte contre l'extension d'un camp militaire au Larzac. La culture Hippie s'étend partout; amour, sexe et fleurs bleues dans les cheveux long.
David Bowie cartonne avec "the rise and the fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars" et Pink Floyd joue "The Dark side of the moon"bref on a la tête dans les étoiles.
C'est la création du premier courrier electronique , ARPANET l'ancêtre d'Internet. Le peuple nourrit rêves, projets et les jeunes partent à l'autre bout du monde en quête de vérité et spiritisme.
Comment aurais-je grandi?
Et 10 ans plus tard alors 1992...
Aah 92, le premier ministre porte des jupes ( pas pour très longtemps mais c'est déjà une avancée) Le chômage accentue sa courbe commencée en 82, mais on voit les premières préoccupations écologique avec le sommet "Planète Terre" et on suspend les essais nucléaires. Eurodisney ouvre ses portes près de la capitale, à la télé plus de 5 mais Arte. On voit rouler les premières Twingo. La Bosnie est en guerre. Nirvana sort Nevermind, Kriss Kross nous décoiffent avec "Jump" et les Boys Band renforcent leur notoriété, et enfin création de l'Internet Society et du Web.
J'aurais évolué en maîtrisant l'informatique, j'aurais joué au Pokémons et surtout je devrais avoir 30 ans en 2022...
Donc 32 en 2014 ça donne quoi?
Dans mon cas une femme aux contours incertain et mal lunée ... Il y a entre ma génération , celles qui suivent et les précédentes , un abîme.
jeudi 17 juillet 2014
à cloche-pied
C'est souvent que la vie nous accable, nous met des bâtons dans les roues. Il faut tenir tête, garder le regard fixe sur son objectif, un objectif précis car tout objectif flou entraîne une connerie précise.
Garder espoir, préserver ses rêves, nourrir ses envies. Tout ça est bien plus facile à dire qu'à faire. A quoi bon se laisser aller cela ne produit rien de positif.
Seulement voilà, c'est lorsque l'on croit qu'on est sorti d'affaire, que tout "roule" que l'on avance doucement mais surement, c'est là que la machine se grippe, que l'on nous répond par la négative que la vie pose ses conditions.
Pendant longtemps je ne faisais plus de plans sur la comète car on ne sait jamais ce que le destin nous réserve, mais voilà il faut progresser.
Alors on se projette, on construit petit à petit un nid, douillet, où on peut se stabiliser tranquillement jusqu'à ce qu'on nous assenne un coup de poignard qui vienne ébranler notre tendre édifice. Il faut s'adapter contourner l'obstacle, sauter la barrière. Cependant quand toutes les portes claquent et se ferment sous notre nez et que l'on se trouve asphyxié où retrouver le souffle?
Crier sous la lune, prier, jurer, et se sentir si vulnérable face aux éléments.
Le souvenir vaporeux des jours heureux est bien là mais minable l'on sent le poids de la souffrance nous irradier. La frustration, le manque, la douleur lancinante sont présentent elles aussi; on pleure pour faire ressortir tous ce mal pour faire couler la colère. Insignifiant, impuissant, on
essai de gommer les ratures, pauvre en ressource on attend avec avidité un clin d’œil de félicité.
La bonne nouvelle a un parfum si rare qu'il faut se raccrocher au potentiel optimiste de chaque chose. L'injustice dont on se plaint devient plus un régulateur pour nous ramener à la dure réalité de l'impermanence.
Le capitalisme, le néo-libéralisme, et la croissance obligatoire nous vulnérabilisent. Ils nous englobent en un troupeau consentant et par la même nous confrontent aux lâches et cruelles absurdité qu'une minorité applique.
La liberté et la résistance, la flamme individuelle est soufflée, il n'y a pas ou plus d'étincelle...
Garder espoir, préserver ses rêves, nourrir ses envies. Tout ça est bien plus facile à dire qu'à faire. A quoi bon se laisser aller cela ne produit rien de positif.
Seulement voilà, c'est lorsque l'on croit qu'on est sorti d'affaire, que tout "roule" que l'on avance doucement mais surement, c'est là que la machine se grippe, que l'on nous répond par la négative que la vie pose ses conditions.
Pendant longtemps je ne faisais plus de plans sur la comète car on ne sait jamais ce que le destin nous réserve, mais voilà il faut progresser.
Alors on se projette, on construit petit à petit un nid, douillet, où on peut se stabiliser tranquillement jusqu'à ce qu'on nous assenne un coup de poignard qui vienne ébranler notre tendre édifice. Il faut s'adapter contourner l'obstacle, sauter la barrière. Cependant quand toutes les portes claquent et se ferment sous notre nez et que l'on se trouve asphyxié où retrouver le souffle?
Crier sous la lune, prier, jurer, et se sentir si vulnérable face aux éléments.
Le souvenir vaporeux des jours heureux est bien là mais minable l'on sent le poids de la souffrance nous irradier. La frustration, le manque, la douleur lancinante sont présentent elles aussi; on pleure pour faire ressortir tous ce mal pour faire couler la colère. Insignifiant, impuissant, on
La bonne nouvelle a un parfum si rare qu'il faut se raccrocher au potentiel optimiste de chaque chose. L'injustice dont on se plaint devient plus un régulateur pour nous ramener à la dure réalité de l'impermanence.
Le capitalisme, le néo-libéralisme, et la croissance obligatoire nous vulnérabilisent. Ils nous englobent en un troupeau consentant et par la même nous confrontent aux lâches et cruelles absurdité qu'une minorité applique.
La liberté et la résistance, la flamme individuelle est soufflée, il n'y a pas ou plus d'étincelle...
lundi 23 juin 2014
un jardin surexposé 2
Dorénavant tout est gelé, les promesses d'une explication en stalactite et les rancœurs en stalagmite. L'air glacière est arrivée et aucun réchauffement climatique ne parviendra à réveiller mes sens.
Les amoureux des bancs publics font dévier mon regard, ils m'agacent. Ils détiennent de pleines mains toute l'insouciance qui les désigne, ils l' exhibent, ils sont mirifiques, ils en sont fiers, ils ont raison.
Quand ai-je commencé à fuir le bonheur? Dés neuf ans probablement où cette éviction de béatitude s'est installée insidieusement piano ma lontano.
C'était ma façon d'être sans l'admettre, je respirais, je m'exprimais comme ça. Je faisais absolument et uniquement ce qui me plaisait, me satisfaisait dans l'instant sans jamais raisonner ou freiner la course car tout ce qui pouvait entraver mon plaisir était banni, tabou, ignoré. Le sacrifice et l'effort sont devenu des mots sans aucune résonance dans mon subconscient, comme ces mots ou idiomes qui d'une langue à l'autre ne trouvent aucune traduction. Pour compenser et me déculpabiliser, je m'imprégnais de littérature bouddhiste évoquant la vraie valeur de l'effort, du dessaisissement et du dévouement.
Évidemment ainsi je me persuadais que j'agissais de même et que j'étais sur le loyal chemin.
Alors qu'en réalité il n'en était rien je baissais les bras plus vite qui ne fallait de temps pour le dire. Mon sport favori est le changement de sujet, dés que la situation ne tourne pas à mon avantage, il suffit de bouleverser les critères de la situation pour qu'ils se remettent à nouveau à tourner dans mon sens, qu'ils se dirigent vraisemblablement vers mon horizon.
C'est plus courageux qu'il n'y parait de changer tout, tout le temps, mais le résultat direct de cette attitude hédoniste, plutôt que dilettante, et certes loin d'être irrésistible puisque fondamentalement infécond et pernicieux. Oublier de guider et de tailler la rose et un buisson épineux vous écorchera vif.
La dépression résulte de cet amenuisement de l'ambition, perte des désirs. Il se doit d'élaborer un plan B ou plutôt D. La fuite , la Disparition, on recherche une recette pour une Dissolution efficace.
Les amoureux des bancs publics font dévier mon regard, ils m'agacent. Ils détiennent de pleines mains toute l'insouciance qui les désigne, ils l' exhibent, ils sont mirifiques, ils en sont fiers, ils ont raison.
Quand ai-je commencé à fuir le bonheur? Dés neuf ans probablement où cette éviction de béatitude s'est installée insidieusement piano ma lontano.
C'était ma façon d'être sans l'admettre, je respirais, je m'exprimais comme ça. Je faisais absolument et uniquement ce qui me plaisait, me satisfaisait dans l'instant sans jamais raisonner ou freiner la course car tout ce qui pouvait entraver mon plaisir était banni, tabou, ignoré. Le sacrifice et l'effort sont devenu des mots sans aucune résonance dans mon subconscient, comme ces mots ou idiomes qui d'une langue à l'autre ne trouvent aucune traduction. Pour compenser et me déculpabiliser, je m'imprégnais de littérature bouddhiste évoquant la vraie valeur de l'effort, du dessaisissement et du dévouement.
Évidemment ainsi je me persuadais que j'agissais de même et que j'étais sur le loyal chemin.
Alors qu'en réalité il n'en était rien je baissais les bras plus vite qui ne fallait de temps pour le dire. Mon sport favori est le changement de sujet, dés que la situation ne tourne pas à mon avantage, il suffit de bouleverser les critères de la situation pour qu'ils se remettent à nouveau à tourner dans mon sens, qu'ils se dirigent vraisemblablement vers mon horizon.
C'est plus courageux qu'il n'y parait de changer tout, tout le temps, mais le résultat direct de cette attitude hédoniste, plutôt que dilettante, et certes loin d'être irrésistible puisque fondamentalement infécond et pernicieux. Oublier de guider et de tailler la rose et un buisson épineux vous écorchera vif.
La dépression résulte de cet amenuisement de l'ambition, perte des désirs. Il se doit d'élaborer un plan B ou plutôt D. La fuite , la Disparition, on recherche une recette pour une Dissolution efficace.
mercredi 14 mai 2014
histoire de coeur
A ma manière j'ai le cœur d'une sainte: je m'arrange pour que tous les hommes y aient une place mais l'amour m'effraie. On monte très haut dans le ciel et on est jamais sur de rien juste de la chute.
Les passions sont du coté sensible du corps , le pathétique est en œuvre. Montaigne disait "nos passions sont plantées dans nos entrailles" mais elles sont synonyme parfois de désordre , le règne du chaos, pourtant "rien de grand ne s'est accompli sans passion".
Le désir est un élan, une impulsion qui ne peut être contenue par notre volonté et Lacan disait "le désir est désir de l'autre, quelque chose est désiré simplement parce qu'il est désirable par le désir qu'un autre en a." En d'autres termes le désir serait lié au fait que l'objet du désir soit convoité. Voilà en quoi le regard des autres sur mon mari doit me sembler important! J'aime mon homme (et quand il est adulé encore plus ;) Je l'aime et c'est en ça que je puise toute ma force et ma stabilité.
Seulement l'amour ignore sa profondeur jusqu'à l'heure de la séparation " s'il est pour votre croissance il est aussi pour votre élagage." Ses chemins sont raides et ardus et l'épée cachée nous blesse, malgré tout nous lui cédons nous le suivons et nous croyons en lui.
L'amour s'adresse à l'être même de l'autre, c'est la construction d'un monde à partir d'une différence.
Pour ma part cette construction se passe à merveille, ce monde de tendresse me console et me berce au quotidien. J'ai conscience de ma chance chaque jour, pour cette raison je remercie la vie. Avec lui je fais des plans, j'inscris des choses au quotidien qui jalonnent un avenir mais chaque marche me fait angoisser. Avec lui tout est plus doux, moins violent, notre relation est essentielle. Une osmose même si dans toute relation il y a des accrocs, et ces accrocs sont pour moi de terribles épreuves, une asphyxie...Il est indispensable à ma survie, loin de lui j'ai faim, j'ai soif, il nourrit et abreuve mon existence. Il m'apaise de façon constante durable et minérale.
Quand il fond et coule en moi je suis dans le réel, une certitude d'existence qui me rassure. Avec tout l'embrasement possible je l'ai désiré, impatiente, une envie dévorante.
Quand un conflit prend racine je suis humiliée, je perd pied, je m'invente un système d’autodéfense agressive je suis tendue, sursaute tel un écureuil et j'ai besoin de me cacher , de m'enterrer vivante.
L'amour est tellement complexe voir paradoxal et on nous a privé du mode d'emploi.
Tout ça parce qu’il est gentil, pondéré, rassurant, raisonnable et fiable et parce que j'aime qu'il soit tout ça. Il me tient à la surface me maintient au dessus des flots. Je l'aime comme si soudain s'effaçait la lutte, les vents contraires, le cours inverse des choses, comme s'il ne s'agissait plus d'affronter, de combattre, d'aiguiser mais d'enfin se laisser porté.
J'ai toujours pensé que j'étais condamnée toutes ces années je m’étais tellement échinée à me perdre, à me noyer. Cette pensée m'a toujours privé d'horizon. Il a ouvert les volets, il est mon plus beau paysage. J'ai conscience que ce n'est pas éternel mais je profite chaque jour de ce répit.
Les passions sont du coté sensible du corps , le pathétique est en œuvre. Montaigne disait "nos passions sont plantées dans nos entrailles" mais elles sont synonyme parfois de désordre , le règne du chaos, pourtant "rien de grand ne s'est accompli sans passion".
Le désir est un élan, une impulsion qui ne peut être contenue par notre volonté et Lacan disait "le désir est désir de l'autre, quelque chose est désiré simplement parce qu'il est désirable par le désir qu'un autre en a." En d'autres termes le désir serait lié au fait que l'objet du désir soit convoité. Voilà en quoi le regard des autres sur mon mari doit me sembler important! J'aime mon homme (et quand il est adulé encore plus ;) Je l'aime et c'est en ça que je puise toute ma force et ma stabilité.
Seulement l'amour ignore sa profondeur jusqu'à l'heure de la séparation " s'il est pour votre croissance il est aussi pour votre élagage." Ses chemins sont raides et ardus et l'épée cachée nous blesse, malgré tout nous lui cédons nous le suivons et nous croyons en lui.
L'amour s'adresse à l'être même de l'autre, c'est la construction d'un monde à partir d'une différence.
Pour ma part cette construction se passe à merveille, ce monde de tendresse me console et me berce au quotidien. J'ai conscience de ma chance chaque jour, pour cette raison je remercie la vie. Avec lui je fais des plans, j'inscris des choses au quotidien qui jalonnent un avenir mais chaque marche me fait angoisser. Avec lui tout est plus doux, moins violent, notre relation est essentielle. Une osmose même si dans toute relation il y a des accrocs, et ces accrocs sont pour moi de terribles épreuves, une asphyxie...Il est indispensable à ma survie, loin de lui j'ai faim, j'ai soif, il nourrit et abreuve mon existence. Il m'apaise de façon constante durable et minérale.
Quand il fond et coule en moi je suis dans le réel, une certitude d'existence qui me rassure. Avec tout l'embrasement possible je l'ai désiré, impatiente, une envie dévorante.
Quand un conflit prend racine je suis humiliée, je perd pied, je m'invente un système d’autodéfense agressive je suis tendue, sursaute tel un écureuil et j'ai besoin de me cacher , de m'enterrer vivante.
L'amour est tellement complexe voir paradoxal et on nous a privé du mode d'emploi.
Tout ça parce qu’il est gentil, pondéré, rassurant, raisonnable et fiable et parce que j'aime qu'il soit tout ça. Il me tient à la surface me maintient au dessus des flots. Je l'aime comme si soudain s'effaçait la lutte, les vents contraires, le cours inverse des choses, comme s'il ne s'agissait plus d'affronter, de combattre, d'aiguiser mais d'enfin se laisser porté.
J'ai toujours pensé que j'étais condamnée toutes ces années je m’étais tellement échinée à me perdre, à me noyer. Cette pensée m'a toujours privé d'horizon. Il a ouvert les volets, il est mon plus beau paysage. J'ai conscience que ce n'est pas éternel mais je profite chaque jour de ce répit.
vendredi 9 mai 2014
un jardin surexposé 1
Il arrive un moment où il faut choisir un jour où il faut s'affirmer, faire entendre sa voix, crier autour son ressenti, faire échapper la vapeur.
Le bouton éclot et laisse dérouler ses sépales.
Malheureusement l'échéance est toujours reconduite, par manque de confiance en soi, ou tout simplement parce qu'on a l'impression que tout a toujours été mis en lumière, flagrant, éclatant et indéniable, juste pour éviter de devoir se justifier encore comme si nos raisons restaient obscures ou mal définies.
Quelle forme choisir? Une lettre est toujours plus acceptable, que l'esclandre immature où tout nous emporte et où le primitif prévaut sur le raisonné.
Cette fois c'est sur les scrupules ni sulfuriques ou chlorhydrique ne me rongeront les méninges car oui l'instinct de survie, pilifère, se déguise en thème de régénérescence.
L'enfance, la prise de repères, correspond à un supplice, c'est du moins ce que mon expérience fait résonner; Prométhée ou Sisyphe illustrent le parcours trop souvent labyrinthe, et la facilité des chemins de traverse nous détourne parfois du vrai sens de l'épreuve.
C'est toujours la même histoire, sur les plans tout est cadré, coloré, brillant, même les alternatives semblent imparables, très bien calculées. Les projets sont merveilleux, les perspectives foisonnantes, bref même le plus ingénieux paysagiste n'aurait pu rêver mieux.
Mais une fois que tout est glissé sous les rayons de Mère Nature, le substrat craque et si le soleil tape trop, les efforts au fur et à mesure sont cramés. La fleur a peine éclose déjà se fane.
Pourquoi s'envenimer de questions qui font des nœuds des œufs, et pourquoi vouloir déterrer sans cesse ses racines de la boue?
Il faudrait pourtant trouver l'équilibre, du soleil mais pas trop, de l'eau mais pas trop...
Sabotage c'est simplement ça, du sabotage; les plus grands experts et les psy de comptoir sont en osmose sur le sujet.
Un refus du bonheur, une complaisance de la souffrance comme un nid tout chaud qu'on imagine jamais quitter. Parce qu'il est souvent plus facile de se lover dans une mélasse noire familière que de se délivrer vers une lumière aveuglante et inconnue.
Qu'elle absurdité, qu'elle preuve de retard intellectuel, ce travers de la nature humaine s'affiche une fois de plus comme un paradoxe total, et quel fongicide pour nous rétablir de cette culpabilité tenace?
Évidemment ça fait du bien quand ça fait du mal, sans y réfléchir il est consanguin de tendre l'autre joue. Le Noir c'est beau, important, profond, vendeur, sociétal, corporatif, et surtout sublimatoire. Pourtant nous continuons à ranger les phénomènes d'auto mutilations dans les tabous quel manque de perspicacité, mais c'est un autre débat.
Après l'affirmation, le coup de gueule, 2 possibilités:
- On ne peut que être fier de soi, le courage nous a enfin permis de venir à bout de vieux démons, ils savent à quoi s'en tenir, tout est plus clair transparent. Un soulagement, apaisé même euphorique conscient que tout cela va redescendre se tasser, composter et disparaître ou plutôt se transformer en force, de nouveau libérée prête à disposer. On respire , on se sent en sécurité.
- Nous le savions déjà ça n'a servi à rien, improductif de tout débats, notre commentaire se moud en bourreau qui nous accompagne à l'échafaud, replions nos troupes, il faut changer sa stratégie ou s'écraser car toute cette entreprise nous a finalement vidé mais embué. La communication s'est brouillée on aurait du s'accorder sur la station avant de commencer la transmission, c'est un échec total.
Mais qu'a-t-on sabordé? Tout était pourtant millimétré, et surtout répété en boucle un refrain bien rodé. Ingrat ou pasteurisé notre discours a provoqué l'agénésie de toutes réflexions.
Is there a place left in this life for people like us? ....
Le bouton éclot et laisse dérouler ses sépales.
Malheureusement l'échéance est toujours reconduite, par manque de confiance en soi, ou tout simplement parce qu'on a l'impression que tout a toujours été mis en lumière, flagrant, éclatant et indéniable, juste pour éviter de devoir se justifier encore comme si nos raisons restaient obscures ou mal définies.
Quelle forme choisir? Une lettre est toujours plus acceptable, que l'esclandre immature où tout nous emporte et où le primitif prévaut sur le raisonné.
Cette fois c'est sur les scrupules ni sulfuriques ou chlorhydrique ne me rongeront les méninges car oui l'instinct de survie, pilifère, se déguise en thème de régénérescence.
L'enfance, la prise de repères, correspond à un supplice, c'est du moins ce que mon expérience fait résonner; Prométhée ou Sisyphe illustrent le parcours trop souvent labyrinthe, et la facilité des chemins de traverse nous détourne parfois du vrai sens de l'épreuve.
C'est toujours la même histoire, sur les plans tout est cadré, coloré, brillant, même les alternatives semblent imparables, très bien calculées. Les projets sont merveilleux, les perspectives foisonnantes, bref même le plus ingénieux paysagiste n'aurait pu rêver mieux.
Mais une fois que tout est glissé sous les rayons de Mère Nature, le substrat craque et si le soleil tape trop, les efforts au fur et à mesure sont cramés. La fleur a peine éclose déjà se fane.
Pourquoi s'envenimer de questions qui font des nœuds des œufs, et pourquoi vouloir déterrer sans cesse ses racines de la boue?
Il faudrait pourtant trouver l'équilibre, du soleil mais pas trop, de l'eau mais pas trop...
Sabotage c'est simplement ça, du sabotage; les plus grands experts et les psy de comptoir sont en osmose sur le sujet.
Un refus du bonheur, une complaisance de la souffrance comme un nid tout chaud qu'on imagine jamais quitter. Parce qu'il est souvent plus facile de se lover dans une mélasse noire familière que de se délivrer vers une lumière aveuglante et inconnue.
Qu'elle absurdité, qu'elle preuve de retard intellectuel, ce travers de la nature humaine s'affiche une fois de plus comme un paradoxe total, et quel fongicide pour nous rétablir de cette culpabilité tenace?
Évidemment ça fait du bien quand ça fait du mal, sans y réfléchir il est consanguin de tendre l'autre joue. Le Noir c'est beau, important, profond, vendeur, sociétal, corporatif, et surtout sublimatoire. Pourtant nous continuons à ranger les phénomènes d'auto mutilations dans les tabous quel manque de perspicacité, mais c'est un autre débat.
Après l'affirmation, le coup de gueule, 2 possibilités:
- On ne peut que être fier de soi, le courage nous a enfin permis de venir à bout de vieux démons, ils savent à quoi s'en tenir, tout est plus clair transparent. Un soulagement, apaisé même euphorique conscient que tout cela va redescendre se tasser, composter et disparaître ou plutôt se transformer en force, de nouveau libérée prête à disposer. On respire , on se sent en sécurité.
- Nous le savions déjà ça n'a servi à rien, improductif de tout débats, notre commentaire se moud en bourreau qui nous accompagne à l'échafaud, replions nos troupes, il faut changer sa stratégie ou s'écraser car toute cette entreprise nous a finalement vidé mais embué. La communication s'est brouillée on aurait du s'accorder sur la station avant de commencer la transmission, c'est un échec total.
Mais qu'a-t-on sabordé? Tout était pourtant millimétré, et surtout répété en boucle un refrain bien rodé. Ingrat ou pasteurisé notre discours a provoqué l'agénésie de toutes réflexions.
Is there a place left in this life for people like us? ....
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