le soleil brille en ce matin de 18 décembre , l’humeur est morose, quelques ruminations , c’est conditionné par mon anniversaire.
Dans la bande de terre de ma cour, les giroflées sont en fleurs, le long de ma marche dans la campagne, j’observe des chenilles et des pommiers du japon en boutons.
Première pensée ; la faune et la flore sur cette planète vivent en symbiose avec le climat, il en a toujours été comme ça depuis la nuit des temps. Le monde qui nous entoure est donc réglé sur les saisons, les cycles, et leur structuration magique.
L’humain lui, pleure et se plaint de voir toutes ces beautés disparaître , mais il pousse perpétuellement le curseur de destruction.
En début d’année je me suis fixé 3 grands objectifs, Voyager, découvrir et apprendre à jouer d’un instrument de musique improbable (le thérémine) et enfin tenter mon possible pour être autonome affectivement.
Je
n’avais plus l’habitude de me fixer des objectifs, et je me rend
compte qu’il est très satisfaisant d’aller au bout, de se
respecter en se responsabilisant et grandir, de se donner les moyens.
Je ne peux m’empêcher de constater que le fait de pouvoir être autonome affectivement est encore loin, très loin. Mais carencée comme je le suis et avec mon vécu, le fait de tenir encore debout et ne pas sombrer complètement dans la détresse et le manque , devrait déjà me sembler une victoire.
2026 je vais y fixer 3 nouveaux objectifs. Voyager encore, composer un vrai morceau de musique, faire de mon mieux c’est déjà bien.
L’enfant s’éveille chaque jour dans une dynamique de changement, d’évolution, il ne cesse de grandir. L’adulte lui, s’efforce de ne rien changer ou se préfère stable, posé, dans un quotidien rassurant. Certains philosophes le définissent comme le début de la mort.
Je ne veux imaginer une existence privée de toutes opportunités, une ligne droite, bordée sans pouvoir explorer d’autres chemins, une vie où il n’y aurait pas de possibilité d’être actrice.
Nous ne sommes pas nos expériences, nos ressentis, nous sommes dieu, dieu qui dessine et façonne notre histoire, nos souvenirs.
Si alors c’était cela vivre, et réaliser sa « story », jouer la mélodie de sa vie. Donner les couleurs que l’on souhaite, le rythme, les intrigues, les rebondissements nécessaires qui permettrait de se dire à la fin, pas tant de regret que ça. Et si ce brouillon vaut la peine d’être publié et non pas revisité en totalité. Choisirez-vous de ne pas choisir, et de laisser votre pilote automatique lisser votre vie ?
« Ne cesse pas de sculpter ta propre statue » ( PLOTIN – Ennéade)
Si on se réfère à la numérologie 2025 est la fin d’un cycle de 9 et 2026 engage un nouveau cycle, propice aux changements et à la structuration de nouvelles fondations.
J’accepte dés lors de m’engager sur une nouvelle dynamique où je m’accorderai le droit de faillir, de ne pas être d’accord avec ce que je vis, ce que je ressens sans que cela ne me définisse, ne m’enlève de la valeur.
C’est humain.
NOUS VOULONS TOUS ÊTRE AIMÉS
A DÉFAUT, ÊTRE ADMIRÉS
A DÉFAUT ÊTRE REDOUTÉS
A DÉFAUT ÊTRE MÉPRISÉS
NOUS VOULONS ÉVEILLER UNE ÉMOTION CHEZ AUTRUI
QUELLE QU’ELLE SOIT
L’ÂME FRISSONNE DEVANT LE VIDE ET RECHERCHE LE CONTACT
A N’IMPORTE QUEL PRIX.
Hjalmar Sôderberg

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