au charbon

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jeudi 26 septembre 2024

PULSIONS ET IMPULSIONS – TORTURE ET DELIVRANCE

 

   Ces comportements, devenus parfois nécessaires pour reprendre son souffle. Ce shoot direct qui reset l'espace d'un instant le circuit fermé de mes souffrances.

J'en avais fini avec les tranchants, des cutters ou des rasoirs, car les traces au creux de mes bras impliquaient une explication quand exposés au regard d’un proche. Comment justifier alors que ça se ressent ça n'a pas de langage.

J'ai besoin de sentir ce lien qui se serre autour de ma gorge de plus en plus fort progressivement puis écrase la trachée, qu'essayait de déglutir serait douloureux, j'ai besoin de cette asphyxie qui me fait tourner la tête et frôler la perte de connaissance. J'ai besoin de cette lame chauffée à blanc posée sur mon bras ou ma cuisse, de ce son indicible du crépitement du métal rouge vif qui se pose sur les chairs, de cette petite trace laissée au décollement, cette trace rose qui brunira avec le temps. 

Oui là ça se voit, donc c'est réel ! car tout ce qui passe dans ma tête ne se voit pas qui me dit que c'est réel ? Et les traces de brûlures font plus facilement illusions.

J'ai besoin de ce goût chaud et piquant qui envahit fortement toute la surface de ma bouche, ce sucre d’alcool fort, douceur qui me console et me berce. De sentir le liquide parfois qui brûle tout le long de mon œsophage et qui tombe enfin dans mon estomac, se diffuse et permet d'engourdir ses parois, de dénouer le ventre. Si je répète l'opération je sais qu'à terme il engloutira les peines, ce sont mes articulations mes extrémités qui seront tout engourdie et mon esprit se lovera dans une rivière douce et trompera mes pensées.

Auto Mutilations qui ne sont qu’un phénomène primitif de survie, face à une douleur morale qui pourrait nous ancrer dans l’enfer en nous empêchant de revenir dans le réel…et qui deviennent une addiction au soulagement.



 

mardi 1 août 2023

GHOST BUSTERS

 


 

Tu penses Fantômes, tu te dis l’au-delà, le passé au-delà de …

Le passé hante chaque individu, il oriente l’attitude de chacun et la nuit il engendre des billevesées qui rôdent pour le torturer. Tes anciennes souffrances, des antécédents de ruptures et tes accidents du vivre.

Ce qui me m’a pas mis K.0, me perfore la tête déjà enrobée de chaos et de gorgones secrètes.

Môme dans la douleur sans cri du cœur. Gamine qui fait sourire mais ne rit pas.

 

L’amour de mes proches, Il m’est lourd, embarrassant, pénible, pesant, je ne sais qu’en faire (Car il ne ressemble pas à celui que j’attends).

Cela fait donc partie des points de victoire de mes spectres affectifs, mes fantômes d’attachements.

Ils connaissent l’entrée, ont un double des clefs ; Nous avons sali nos promesses, ils tentent de nous ramener près d’eux.

Les peines qui brillent dans leurs yeux sont assourdissantes.

 

Chacun peut se les représenter en forces obscures, ou ombres occultes. Loyautés inconscientes, à des aïeux dont on déforme les intentions et les discours.

Elles sont envieuses car, toi, en vie, que tu gâche en chagrins superficiels, eux là-bas, au-delà, qui ne peuvent plus faire de choix.

Des diables ou des saints, devons-nous leur adresser nos prières ou les égorger ? ne t’inquiète pas, d’ici on ne voit rien.

Croyances en Ectoplasme

YokaÏ fait de regrets de rancunes de morcellements et de perdition. Tout ce manque en creux qui me saute à la gorge à chaque fois.  

Ils posent leurs limites, tes limites, aucun envol n’ouvrira ton ciel.

Tu te dis avoir fauté, la jolie robe de culpabilité que notre ombre se paye en soldes.

La vie est injuste avec toi comme avec tes proches ou ce qui peux advenir, mais la colère, familière chimère prendra soin de toi.

Ils ont toujours le chic pour nous faire retomber.

Des échos dans ma tête pleurent. Mes esprits parlent et mon âme veut bien les croire.

Nous reconnaissons parfaitement les contours de notre manoir hanté, qui vient s’y cacher ? des souvenirs, des aigreurs, des erreurs. Des pensées ou sentiments que l’on juge perpétuellement qui ont façonné et dessiné notre tempérament.

Et après, les chasser ?

Nuisibles ou modérateurs ?

 

Pleurons de l’eau bénite cela les ferait-ils fuir ?

Casper en vérité, n’a peur de rien face à ton visage aux traits effondrés.

 Ils te forcent à coudre ton armure et à sortir l’épée. Me couper de mon amertume à la hache.

Ce ne sont pas nos racines, nous sur la rivière eux, sur la rive.    

Je vous offre mes peurs et garder toutes mes erreurs je vous rends le couteau qui étalait le beurre, pour que ça glisse.

 

Donne-moi quelque chose, pour te débusquer, lever le drap blanc dont tu te pares.

A travers ces deux petits trous je n’entrevoit que le noir.

Laisse-moi quelque chose, pour avancer sans toi et t’oublier.

Ces spectres qui reviennent trop souvent pour te tabasser, ne lève pas trop le coude pour t’en protéger.

 

Confiance washing , on ne me la fait pas ! 

Derrière toi, malgré toutes les thérapeutiques qui soi, arrivera une V x  de toi. Et je devrai, recommencer, te déshabiller, compter les couches, déboutonner, déboulonner tes mécanismes.

Ne soit pas froussarde, soulève le rocher, pour voir les larves de revenants qui grouillent dessous.

Ne t’en tient pas aux signes extérieurs de détresse. 

 

 

dimanche 13 septembre 2020

Conduis toi en Femme

 

Conduis toi en femme 

Le cœur lourd et non identifié

Une enfant qui s'est oubliée

Comment se représenter

J'ai dessiné une vie irresponsable

Sans genre et incapable

Sombre dans les ombres mal fiancées 

C'est quoi une femme

Des paillettes , des hormones 

Voix fluette, joues en pommes

Des copeaux de féminité

Conduis toi en femme 

Je fuis les conflits 

Un semblant de madame 

Les talons, la mini, pendants aux oreilles   

Angoisse ancrée dans l'âme 

C'est quoi une femme  

Faire mine de...

C'est pas un drame

J'préfère rêver , je préfère bouder

Précieuse ou ridicule

Pas que fragile

Le confort et ma bulle 

La rage dans la bile 

Conduis toi en femme 

au moins vivante 

Comment ais-je pu me créer

Pas de répétition 

Assumer être une dame 

Ou la miss chiante

Miser sur l'improvisation 

Herbe folle ou belle plante 

Croire en sa posture 

Dans mes yeux flous 

Le mirage d'une allure 

cheveux mêlés pas distinguée 

Laissez moi croire 

D'être toujours et encore la moitié

 Conduis toi en femme 

Travailler dur et materner 

Je veux juste jouer avec ivresse

Sans vouloir me défiler

Faire mijoter ma tristesse 

Ça ne sera pas de ma faute  

Non pas de mon fait 

C'est quoi une femme

Se dédouaner la tête haute 

Haut perchée, je baisse les yeux 

Dissimulant tous mes bleus 

Conduis toi en femme 

Sensuelle et romantique

Je me prendrai un blâme 

J'aime pas la gymnastique 

Charge mentale et compagnie 

Sans avoir signé

M'avait on avertie 

au banc des militantes résignées 

je suis sur le fait accompli 

 


dimanche 12 avril 2020

Du plomb dans l'aile

La marée haute,
Hissé haut marin dérouté,
je reste sous l'eau, est-ce le chaos?
laissons tomber les masques, nous laissons fondre la glace... 
Ça gravite dans le cortex 
Ça bouge , mais vers le rouge, les astres , sages, savent ...
J'ai le gout du ciel et reste sourde à ses appels.

   L'humanité refoule la vérité de la nature comme une vieille émotion, que l'on ne veut pas entendre, et que l'on ligote en soi, pour ne pas qu'elle s'exprime. L'humanité se rend malade avec son attitude irresponsable. Telle un jeune adulte, dans sa courte vie à succès, se suicide à 27 ans après avoir profité abusivement de son passage. A l'échelle de l'univers, nous sommes Jeune et mis à l'épreuve et malgré les rappels à l'ordre nous brûlons par les deux bouts. L'être humain et les éléments ont divorcé depuis longtemps , il a voulu soumettre la nature à ses volontés les plus absurdes.

Sans les artifices,
sous le fond de teint , les cicatrices.
Lorsque la chenille croit en la mort elle devient papillon , mais nous, nous tournons en rond...
De salles ambitions
On éloigne les questions.
Comme le roi de l'illusion,
Il façonne le monde de béton 
et de surconsommation. 
Mon compte est bon
Le cœur en prison , mesurer l'horreur de nos factions ...
sans admettre la punition.
La Terre oubliée
Dans nos cages dorées, 
admirons ce lien fané,
les regrets en collier. 

  Accepter d'être petit, dans l'ombre, d'être reconnaissant et plein de gratitude. En sommes nous capable? Seulement respecter ce que l'on devrait être, à notre place. Nous restons la faiblesse pas le poison, qui peut le plus peut le minimum.

L'erreur est humaine , réparons dans la peine,
Pain, et voir où ça nous mène...
Laissons nous chavirer,
Nos rires crispés , noyés 



 

samedi 10 novembre 2018

Mon Cinéma

   Moi et moi seule déformant la réalité je fais mon cinéma.
Toute petite les retours étaient "Mais quelle comédienne! arrête ton cinoche!" 
Pourtant pleine d'innocence je ne faisais qu’interagir avec mes perceptions très sensibles et le regard de l'autre, seulement déjà un prisme se formait. 
Ce qui est intéressant c'est qu'il est avéré que les personnes bipolaires prennent les réalités sans aucun filtre ; je ne dis pas qu'elles n'ont pas de recul ou de second degré, je dis simplement que tout est violent et transperçant . C'est là que la réponse est parfois inadaptée pourtant si juste en accord avec ce que l'on ressent. 
Ce sentiment d’entièreté ,d'unicité, comme si ce que l'on donnait à l'autre était le reflet parfait de notre production intellectuelle mais en réalité spirituelle. Je vais éclaircir ; les Bipolaires souffrent de nombreux et divers troubles cognitifs. Nous pleurons nos cognitions , elles sont altérées elles sont sabotées et tout ce que je perçois je le prends de plein fouet et je l'extrapole. 
COGNITIONS: ensembles des processus par lequel un organisme acquiert la conscience des évènements et objet de son environnement.
En définitive il est tellement difficile en temps normal de communiquer alors en périodes critiques c'est mission impossible.
Je me dis alors que j'ai toute une équipe dans ma tête mal régie avec un réalisateur perché un script et un producteur vicieux aux commandes.
Je fais mon cinéma et c'est plus souvent surréaliste que documenté, je ne nie pas les faits je les amplifie malgré moi. Je peux leur donner une couleur rose fluo comme les teinter de tragédie selon mon état et en toute légitimité!
Le cœur tantôt bouton sous la rosée tantôt fané ... 

 

mardi 15 mai 2018

comme des citrons

   Plus on vieillit plus les médicaments prennent beaucoup de place à notre chevet, mais qu'en est il des bonnes habitudes ?

   C'est l'inverse ; plus difficile à les tenir , à les faire évoluer...
Dépensons nous , cultivons nous, méditons nous assez, autant?
   
   Es ce que la curiosité se dérobe , la force morale, la volonté? 
Certains diront que c'est le temps , le temps qui manque.
Mais justement s'il reste moins de temps ne devrions nous pas le privilégier pour pulser notre bien être car il n'y a rien de plus légitime au final.
Bien plus que se tuer à la tache pour engranger de la valeur marchande, lâchons prise pour faire pousser la bonne santé et les bonnes habitudes.
  
 Mais comment percevons nous ce temps? Pas le temps pour soit mais pas de temps pour l'autre aussi et pire pas de temps pour nos enfants?
   L'impression de qualité s'efface des grands principes , cette image a bavé; prendre soin de soit , comme un nouvel art de vivre alors.
Entre les taches du quotidien, la tenue du foyer, les trajets, le travail, l'éducation des enfants, le peu de sommeil il ne reste plus beaucoup d'espace pour le développement personnel et l'humanité est tombée malade ( en parallèle de notre environnement bien entendu) .

   L'humain file son temps à produire pour consommer et ça ne va pas, plus loin. Lorsque nous consommons nous assouvissons un besoin primaire et oui s'équiper du dernier smartphone rien de plus primitif.
    
   Donc vivre à crédit répond à une escalade fulgurante de combler une soif qui étouffe les autres besoins . Le besoin matériel s'exprime aujourd'hui de façon infini car l'intelligence humaine a trouvé la parade pour leurrer ses cognitions. Il y a évidemment toujours plus a inventer pour répondre à une demande exponentielle censée nous procurer du plaisir et nous faciliter la vie . 
   Si vous me suivez donc ce cercle vicieux est imparable a moins que la pleine conscience de soi reprenne le dessus et monte sur scène à temps pour ne pas laisser germer de regrets et entretenir le mal être .


 

lundi 22 mai 2017

Jalons alternatifs

   Comme je l'ai récemment entendu , non "être bipolaire" (je préfère souffrir de troubles de l'humeur) n'est pas nouveau. La maniaco-depression est déjà observé à l'antiquité où on parle de bile noire et de bile blanche. Sans oublier également qu'une personne souffrant de ces troubles ne sera jamais "guérie", on parle de stabilisation mais personnellement je doit chaque jour être plus vigilante. 
Dernièrement il m'a fallu trois semaines d'insomnie pour me rendre compte de mon "ascension" en hypomanie et pourtant je connais mon adversaire, je connais ses feintes insidieuses, j'ai déjà baroudé sur les chemins tumultueux de la cyclothymie. Alors pourquoi un tel délai de réaction et de réflexion, parce que je suis ralentie. Je suis lente, un vrai diesel à la concentration, et l'on peut incriminer le traitement.
   Les médicaments; contrainte salutaire, habitude si peu engageante mais nécessaire, s'accoutumer des effets secondaires pour accepter et apprécier les évolutions et la stabilité. Seulement aujourd'hui j'ai envie de vous parler de ce que l'on peut mettre en place à coté du traitement pour étayer.

   Le yoga, le pranayama et la méditation
      Tout d'abord j'aimerai rappeler qu'au plus noir de ma situation la foi en quelque chose de supérieur, en un élan de compassion universel m'a soutenu et m'a beaucoup aidé à voir plus clair.
J'ai découvert la méditation au milieu de l’adolescence et cela m'a permis d'écumer de la confiance, du bien être et de la lucidité. De nos jours il est très recommandé et très "en vue" de pratiquer la méditation, à l'époque je me suis donc munie d'un bon bâton de berger pour avancer.
Les exercices de respiration (pranayama) sont venus à moi plus tard par la pratique de la sophrologie. Désamorcer les angoisses, les paniques, réduire l'impact des tensions corporelles, accueillir les émotions, la respiration profonde et contrôlée ouvre des possibilités inattendues. 
La pratique des Asanas ( Yoga) ou tout autre activité corporelles ou physique ( pour moi également le taî chi chuan) permettant et cherchant à équilibrer les énergies sont à privilégier quand soi même on souffre de déséquilibre profond et chronique.    
   
   L'ancrage positif
Méthode pour démultiplier les moments de petits bonheurs et désenclencher les schémas de souffrances qui répondent aux situations de grand stress, à pratiquer le plus fréquemment possible;
pour cela, lors d'un moment de pur plaisir,satisfaction, bonheur, associer un mot, une image ou un geste. Si je me retrouve face à une situation déplaisante, anxiogène, et stressante je reproduis le geste afin de me replonger dans un état suggéré de béatitude. Cela demande beaucoup d'exercice mais il est prouvé que ça fonctionne.

    Changement de dialogue intérieur 
La mauvaise estime de soi et les ruminations nous entravent et nous maintiennent dans un état de victime alors que si je me répète tous les jours que je mérite d'être heureuse car je suis forte et intelligente, j'informe mon esprit et je l'imprime de positivisme. ce n'est pas présomptueux mais essentiel pour se supporter et s'aimer tel que l'on n'est ( naît).

   Les atelier thérapeutiques de développement personnel 
Certaines structures hospitalière proposent ce genre d'atelier ou de groupe de travail, ainsi j'ai pu pratiquer l'art thérapie, l'estime de soi et l'affirmation de soi ..etc...Le travail en groupe ou accompagné apporte un cadre auquel on se pli volontiers grâce à la motivation. Tout le monde n'en tire pas avantage mais cela permet de se fixer des objectifs spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporaire et ainsi de rester proche de la réalité.

   Il n'est pas si compliqué d'avaler un cachet à heures régulières même si c'est en quelque sorte un geste avilissant cependant il est beaucoup plus méritant et enrichissant d'être dans l'action et l'efficacité, la méthodologie et le travail sur soi.