au charbon

au charbon

dimanche 12 avril 2020

Du plomb dans l'aile

La marée haute,
Hissé haut marin dérouté,
je reste sous l'eau, est-ce le chaos?
laissons tomber les masques, nous laissons fondre la glace... 
Ça gravite dans le cortex 
Ça bouge , mais vers le rouge, les astres , sages, savent ...
J'ai le gout du ciel et reste sourde à ses appels.

   L'humanité refoule la vérité de la nature comme une vieille émotion, que l'on ne veut pas entendre, et que l'on ligote en soi, pour ne pas qu'elle s'exprime. L'humanité se rend malade avec son attitude irresponsable. Telle un jeune adulte, dans sa courte vie à succès, se suicide à 27 ans après avoir profité abusivement de son passage. A l'échelle de l'univers, nous sommes Jeune et mis à l'épreuve et malgré les rappels à l'ordre nous brûlons par les deux bouts. L'être humain et les éléments ont divorcé depuis longtemps , il a voulu soumettre la nature à ses volontés les plus absurdes.

Sans les artifices,
sous le fond de teint , les cicatrices.
Lorsque la chenille croit en la mort elle devient papillon , mais nous, nous tournons en rond...
De salles ambitions
On éloigne les questions.
Comme le roi de l'illusion,
Il façonne le monde de béton 
et de surconsommation. 
Mon compte est bon
Le cœur en prison , mesurer l'horreur de nos factions ...
sans admettre la punition.
La Terre oubliée
Dans nos cages dorées, 
admirons ce lien fané,
les regrets en collier. 

  Accepter d'être petit, dans l'ombre, d'être reconnaissant et plein de gratitude. En sommes nous capable? Seulement respecter ce que l'on devrait être, à notre place. Nous restons la faiblesse pas le poison, qui peut le plus peut le minimum.

L'erreur est humaine , réparons dans la peine,
Pain, et voir où ça nous mène...
Laissons nous chavirer,
Nos rires crispés , noyés 



 

samedi 10 novembre 2018

Mon Cinéma

   Moi et moi seule déformant la réalité je fais mon cinéma.
Toute petite les retours étaient "Mais quelle comédienne! arrête ton cinoche!" 
Pourtant pleine d'innocence je ne faisais qu’interagir avec mes perceptions très sensibles et le regard de l'autre, seulement déjà un prisme se formait. 
Ce qui est intéressant c'est qu'il est avéré que les personnes bipolaires prennent les réalités sans aucun filtre ; je ne dis pas qu'elles n'ont pas de recul ou de second degré, je dis simplement que tout est violent et transperçant . C'est là que la réponse est parfois inadaptée pourtant si juste en accord avec ce que l'on ressent. 
Ce sentiment d’entièreté ,d'unicité, comme si ce que l'on donnait à l'autre était le reflet parfait de notre production intellectuelle mais en réalité spirituelle. Je vais éclaircir ; les Bipolaires souffrent de nombreux et divers troubles cognitifs. Nous pleurons nos cognitions , elles sont altérées elles sont sabotées et tout ce que je perçois je le prends de plein fouet et je l'extrapole. 
COGNITIONS: ensembles des processus par lequel un organisme acquiert la conscience des évènements et objet de son environnement.
En définitive il est tellement difficile en temps normal de communiquer alors en périodes critiques c'est mission impossible.
Je me dis alors que j'ai toute une équipe dans ma tête mal régie avec un réalisateur perché un script et un producteur vicieux aux commandes.
Je fais mon cinéma et c'est plus souvent surréaliste que documenté, je ne nie pas les faits je les amplifie malgré moi. Je peux leur donner une couleur rose fluo comme les teinter de tragédie selon mon état et en toute légitimité!
Le cœur tantôt bouton sous la rosée tantôt fané ... 

 

mardi 15 mai 2018

comme des citrons

   Plus on vieillit plus les médicaments prennent beaucoup de place à notre chevet, mais qu'en est il des bonnes habitudes ?

   C'est l'inverse ; plus difficile à les tenir , à les faire évoluer...
Dépensons nous , cultivons nous, méditons nous assez, autant?
   
   Es ce que la curiosité se dérobe , la force morale, la volonté? 
Certains diront que c'est le temps , le temps qui manque.
Mais justement s'il reste moins de temps ne devrions nous pas le privilégier pour pulser notre bien être car il n'y a rien de plus légitime au final.
Bien plus que se tuer à la tache pour engranger de la valeur marchande, lâchons prise pour faire pousser la bonne santé et les bonnes habitudes.
  
 Mais comment percevons nous ce temps? Pas le temps pour soit mais pas de temps pour l'autre aussi et pire pas de temps pour nos enfants?
   L'impression de qualité s'efface des grands principes , cette image a bavé; prendre soin de soit , comme un nouvel art de vivre alors.
Entre les taches du quotidien, la tenue du foyer, les trajets, le travail, l'éducation des enfants, le peu de sommeil il ne reste plus beaucoup d'espace pour le développement personnel et l'humanité est tombée malade ( en parallèle de notre environnement bien entendu) .

   L'humain file son temps à produire pour consommer et ça ne va pas, plus loin. Lorsque nous consommons nous assouvissons un besoin primaire et oui s'équiper du dernier smartphone rien de plus primitif.
    
   Donc vivre à crédit répond à une escalade fulgurante de combler une soif qui étouffe les autres besoins . Le besoin matériel s'exprime aujourd'hui de façon infini car l'intelligence humaine a trouvé la parade pour leurrer ses cognitions. Il y a évidemment toujours plus a inventer pour répondre à une demande exponentielle censée nous procurer du plaisir et nous faciliter la vie . 
   Si vous me suivez donc ce cercle vicieux est imparable a moins que la pleine conscience de soi reprenne le dessus et monte sur scène à temps pour ne pas laisser germer de regrets et entretenir le mal être .


 

lundi 22 mai 2017

Jalons alternatifs

   Comme je l'ai récemment entendu , non "être bipolaire" (je préfère souffrir de troubles de l'humeur) n'est pas nouveau. La maniaco-depression est déjà observé à l'antiquité où on parle de bile noire et de bile blanche. Sans oublier également qu'une personne souffrant de ces troubles ne sera jamais "guérie", on parle de stabilisation mais personnellement je doit chaque jour être plus vigilante. 
Dernièrement il m'a fallu trois semaines d'insomnie pour me rendre compte de mon "ascension" en hypomanie et pourtant je connais mon adversaire, je connais ses feintes insidieuses, j'ai déjà baroudé sur les chemins tumultueux de la cyclothymie. Alors pourquoi un tel délai de réaction et de réflexion, parce que je suis ralentie. Je suis lente, un vrai diesel à la concentration, et l'on peut incriminer le traitement.
   Les médicaments; contrainte salutaire, habitude si peu engageante mais nécessaire, s'accoutumer des effets secondaires pour accepter et apprécier les évolutions et la stabilité. Seulement aujourd'hui j'ai envie de vous parler de ce que l'on peut mettre en place à coté du traitement pour étayer.

   Le yoga, le pranayama et la méditation
      Tout d'abord j'aimerai rappeler qu'au plus noir de ma situation la foi en quelque chose de supérieur, en un élan de compassion universel m'a soutenu et m'a beaucoup aidé à voir plus clair.
J'ai découvert la méditation au milieu de l’adolescence et cela m'a permis d'écumer de la confiance, du bien être et de la lucidité. De nos jours il est très recommandé et très "en vue" de pratiquer la méditation, à l'époque je me suis donc munie d'un bon bâton de berger pour avancer.
Les exercices de respiration (pranayama) sont venus à moi plus tard par la pratique de la sophrologie. Désamorcer les angoisses, les paniques, réduire l'impact des tensions corporelles, accueillir les émotions, la respiration profonde et contrôlée ouvre des possibilités inattendues. 
La pratique des Asanas ( Yoga) ou tout autre activité corporelles ou physique ( pour moi également le taî chi chuan) permettant et cherchant à équilibrer les énergies sont à privilégier quand soi même on souffre de déséquilibre profond et chronique.    
   
   L'ancrage positif
Méthode pour démultiplier les moments de petits bonheurs et désenclencher les schémas de souffrances qui répondent aux situations de grand stress, à pratiquer le plus fréquemment possible;
pour cela, lors d'un moment de pur plaisir,satisfaction, bonheur, associer un mot, une image ou un geste. Si je me retrouve face à une situation déplaisante, anxiogène, et stressante je reproduis le geste afin de me replonger dans un état suggéré de béatitude. Cela demande beaucoup d'exercice mais il est prouvé que ça fonctionne.

    Changement de dialogue intérieur 
La mauvaise estime de soi et les ruminations nous entravent et nous maintiennent dans un état de victime alors que si je me répète tous les jours que je mérite d'être heureuse car je suis forte et intelligente, j'informe mon esprit et je l'imprime de positivisme. ce n'est pas présomptueux mais essentiel pour se supporter et s'aimer tel que l'on n'est ( naît).

   Les atelier thérapeutiques de développement personnel 
Certaines structures hospitalière proposent ce genre d'atelier ou de groupe de travail, ainsi j'ai pu pratiquer l'art thérapie, l'estime de soi et l'affirmation de soi ..etc...Le travail en groupe ou accompagné apporte un cadre auquel on se pli volontiers grâce à la motivation. Tout le monde n'en tire pas avantage mais cela permet de se fixer des objectifs spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporaire et ainsi de rester proche de la réalité.

   Il n'est pas si compliqué d'avaler un cachet à heures régulières même si c'est en quelque sorte un geste avilissant cependant il est beaucoup plus méritant et enrichissant d'être dans l'action et l'efficacité, la méthodologie et le travail sur soi.



mercredi 21 octobre 2015

J' ai osé ...me reproduire

...Me prolonger dans autrui;

   Je ne devais pas contribuer à la pérennité de l'espèce. Je n'étais pas capable d'enfanter et tout me désertait.  
La maternité serait la condition première de la complétude d'une femme? Et je ne voulais pas procréer et me perpétuer à tout prix.
Tolstoï disait "la maternité n'est pas la plus haute vocation d'une femme" et un individu qui se respecte ne se glorifie ni de son ascendance ni de sa descendance.

   Cependant, après avoir perdu mon premier ange cela ne cicatriserait jamais à l’intérieur de moi, cette vie qui s'était arrêtée dans mon pauvre corps alors tant meurtri. Je chutais des cimes, le désespoir me déformait la bouche les sanglots me nouaient la gorge, inconsolable.
Ma fausse couche retardait l'avènement d'une plénitude...
   Suite à ces longues années d'attente je ne pouvais m'imaginer en parturiente car paradoxalement au fond de moi j'étais d'un infantilisme inguérissable et donc peut être pas assez mure pour la maternité ...Et jusqu'ici indispensable à personne j'avais contre les miens une suspicion pathogène.
Si je devais avoir un enfant me disais je , ce serait un fils, ma féminité me faisait horreur...

   Grossir, gonflé comme un ballon de baudruche voir sa peau se tendre comme du caoutchouc étiré, n'était pas un phénomène intrigant ou attirant pour moi. Franchement je m'étais faite à l'idée que je ne traverserais jamais cet univers de bouffées de chaleur et d'oedem, de nausées et d'envies curieuses. J'avais fait le deuil de mon enfant biologique et ma parentalité ne s’exprimerait qu'à travers l'adoption.
Observer les gens de mon age s'émerveiller devant le contenu des couches de leur progéniture me rendait vraiment dubitative voir sarcastique.
Non décidément ce n'était pas pour moi, pas mon tour pour cette vie. Je me croyais stérile comme un scalpel de chirurgien, sèche comme le désert de Gobi.

   Et voilà ce matin de décembre où du fond de mes water closet on entendait crier et pleurer une pauvre trentenaire qui ne savait vraiment pas qu' elle devait être la bonne manière de réagir; mais mes chaudes et lourdes larmes avaient bien le gout du bonheur et mes exclamations la saveur de l'immense joie!
On peut dire cette fois que j'ai réellement pris soin de moi pendant neuf mois, tirer les meilleurs partis de tout car Moi était devenu L'autre.

L'instinct maternel alors? vérité selon laquelle il suffirait de pondre pour se révéler mère aimante et maternante; qui peut prôner ce dogme? Sincèrement j'étais la dernière à croire à ce genre de mythe.


Et puis ce petit amour est sorti de mon ventre il a été arraché de ma chair et là cette chaleur posée sur mon torse tout se révèle, tout devient une évidence, j'ai confiance et il a confiance.

Nous allons nous investir dans ton édification, nous ne voulons pas te transformer en clone de nous mêmes mais t'exercer à modeler ton être jusqu'à ce que tu te singularises.
  Au quotidien ce ne sont plus les montagnes russes ta présence m'inspire une constance à toute épreuve. Je veux que tu sois fière de moi.
Peut être aussi que je crains d'être à tes yeux, moitié adolescente moité sorcière mais jamais assez adulte ni assez maitresse de moi pour me désenvaser lorsque je serais sur un terrain boueux. J'aurais à cœur d'être irréprochable et quand je rencontrerais un obstacle je ne m'enfuirais plus mais cravacherais sans débander. Mon caractère se bonifie du moins j'ai le plaisir de le croire, je n'ai plus trop le cafard et mes multiples imperfections se dissolvent. 
  je ne serais désormais plus une hyperémotive qu'un rien déchire, une tourne-pouces se surmenant par a coups. Bazardé l'attirail du scepticisme.
Percevras tu sous ma gaité factice mes obsessions impulsives qui me poussent à être tantôt trop maternante tantôt trop stricte ? Seras tu indulgent quand, tout à la fois, je tache de ne pas être trop possessive et je suis bien involontairement envahissante?

   Je veux profiter de chaque instant si précieux désormais, promet moi de ne pas grandir trop vite.
   







    

lundi 1 décembre 2014

32 en 2014

    Je suis née le 18 décembre 1982 dans une petite cité de la region parisienne. Aah pâle décembre, l'odeur de sapin, de bougies, la cheminée plein de cendres, la nuit interminable, les baisers tendres...avec le bout du nez glacé.
    
   Je suis née cette année où Miterrand au pouvoir , la gauche accuse une croissance en berne. C'est le début de la courbe du chômage, les salaires sont bloqués, c'est la hausse des taux d'intêrets et le deficit budgétaire.
1982 c'est aussi l'apparition du Minitel, la guerre Iran Irak, la création du sigle AIDES suite aux premiers cas de sida. Patrick Dewaere se suicide, Mickael Jackson sort Thriller, première fête de la musique, première emission rap en France et la marque Reebok sort son mythique modèle Freestyle.
Je suis donc née dans une période, et conjoncture économique, peu favorable où la mode n'avait aucun style et les premières désillusion populaires se faisaient sentir.
J'ai donc grandi avec les 3615, l'expansion des jeux vidéos (la guerre Nintendo Séga), la mort de la cassette audio à mon adolescence pour faire place aux compacts discs, les premiers ordinateurs privés, les fuseaux colorés, les pulls sans forme, le fluo...On lisait OK podium et Jeunes et Jolies, on regardait des mangas à 17h et des dessins animés le mardi soir sur la 5, il y avait école le samedi matin. Les walkmans, les puces, les totoches on jouait à l'elastique et les invités des plateaux télé fumaient en direct, une certaine insouciance émanait le temps semblait long et on se moquait de tout.

   Evidemment mon ressenti serait totalement différent si j'étais né 10 ans plus tôt, et oui 1972 quelle ambiance? 
1972 c'est un éxcédent budgétaire, le plein emploi. Pompidou au pouvoir la croissance affiche 6%. L'affaire Watergate fait trembler les Etats Unis la guerre du Vietnam en plus.
En France on lutte contre l'extension d'un camp militaire au Larzac. La culture Hippie s'étend partout; amour, sexe et fleurs bleues dans les cheveux long.
David Bowie cartonne avec "the rise and the fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars" et Pink Floyd joue "The Dark side of the moon"bref on a la tête dans les étoiles. 
C'est la création du premier courrier electronique , ARPANET l'ancêtre d'Internet. Le peuple nourrit rêves, projets et les jeunes partent à l'autre bout du monde en quête de vérité et spiritisme.
    Comment aurais-je grandi?
Et 10 ans plus tard alors 1992...
Aah 92, le premier ministre porte des jupes ( pas pour très longtemps mais c'est déjà une avancée) Le chômage accentue sa courbe commencée en 82, mais on voit les premières préoccupations écologique avec le sommet "Planète Terre" et on suspend les essais nucléaires. Eurodisney ouvre ses portes près de la capitale, à la télé plus de 5 mais Arte. On voit rouler les premières Twingo. La Bosnie est en guerre. Nirvana sort Nevermind, Kriss Kross nous décoiffent avec "Jump" et les Boys Band renforcent leur notoriété, et enfin création de l'Internet Society et du Web.
    J'aurais évolué en maîtrisant l'informatique, j'aurais joué au Pokémons et surtout je devrais avoir 30 ans en 2022...
    Donc 32 en 2014 ça donne quoi? 
Dans mon cas une femme aux contours incertain et mal lunée ... Il y a entre ma génération , celles qui suivent et les précédentes , un abîme.



 

jeudi 17 juillet 2014

à cloche-pied

  C'est souvent que la vie nous accable, nous met des bâtons dans les roues. Il faut tenir tête, garder le regard fixe sur son objectif, un objectif précis car tout objectif flou entraîne une connerie précise.
   Garder espoir, préserver ses rêves, nourrir ses envies. Tout ça est bien plus facile à dire qu'à faire. A quoi bon se laisser aller cela ne produit rien de positif.
Seulement voilà, c'est lorsque l'on croit qu'on est sorti d'affaire, que tout "roule" que l'on avance doucement mais surement, c'est là que la machine se grippe, que l'on nous répond par la négative que la vie pose ses conditions.
   Pendant longtemps je ne faisais plus de plans sur la comète car on ne sait jamais ce que le destin nous réserve, mais voilà il faut progresser.
Alors on se projette, on construit petit à petit un nid, douillet, où on peut se stabiliser tranquillement jusqu'à ce qu'on nous assenne un coup de poignard qui vienne ébranler notre tendre édifice. Il faut s'adapter contourner l'obstacle, sauter la barrière. Cependant quand toutes les portes claquent et se ferment sous notre nez et que l'on se trouve asphyxié où retrouver le souffle?
Crier sous la lune, prier, jurer, et se sentir si vulnérable face aux éléments. 
    Le souvenir vaporeux des jours heureux est bien là mais minable l'on sent le poids de la souffrance  nous irradier. La frustration, le manque, la douleur lancinante sont présentent elles aussi; on pleure pour faire ressortir tous ce mal pour faire couler la colère. Insignifiant, impuissant, on
essai de gommer les ratures, pauvre en ressource on attend avec avidité un clin d’œil de félicité. 
La bonne nouvelle a un parfum si rare qu'il faut se raccrocher au potentiel optimiste de chaque chose. L'injustice dont on se plaint devient plus un régulateur pour nous ramener à la dure réalité de l'impermanence.
Le capitalisme, le néo-libéralisme, et la croissance obligatoire nous vulnérabilisent. Ils nous englobent en un troupeau consentant et par la même nous confrontent aux lâches et cruelles  absurdité qu'une minorité applique.
La liberté et la résistance, la flamme individuelle est soufflée, il n'y a pas ou plus d'étincelle...